|
CORRIGES
DES EXERCICES SUR LES SUITES DE NOMBRES REELS
|
![]() |
|
Dernière
modification le
samedi 19 octobre, 2002
|
|
Exercice 1 – Progression arithmétique On suppose que a, b et c sont dans cet ordre 3 termes consécutifs d’une suite arithmétique. Déterminer ces nombres sachant que a + b + c = 243 et a2 + b2 + c2 = 20133 Corrigé : a,b,c sont solutions du système des 3 équations suivantes : b = (a + c) /2 a + b + c = 243 a2 + b2 + c2 = 20133 Ce système après résolution est équivalent au système : b = 81 a et c sont les solutions de l’équation X2 – 162 X + 6336 = 0 donc S = {(96,81,66) ;(66,81,96)} Exercice 2 – Progression géométrique On suppose que a, b et c sont dans cet ordre 3 termes consécutifs d’une suite géométrique. Déterminer ces nombres sachant que a + b + c = 260 et c – a = 160 Corrigé : a, b et c sont solutions du système suivant : b2 = ac a + b + c = 260 c – a = 160 donc S = {(20,160,180) ;(500/3, -700/3 ,980/3)} Exercice 3 Calculer les sommes suivantes : S1 = 1 + 3 + 5 + 7 + … + 99 ; S2 = 2 + 4 + 6 + 8 + …. + 100 S3 = 2 + 6 + 18 + … + 118 098 ; S4 = 2 + 2/3 + 2/9 + ..........+ 2/59049 Corrigé : 1 = 2 * 0 + 1 ; 3 = 2 *1 + 1 ; 5 = 2 *2 + 1 ; 7 = 2 *´ 3 + 1 ; … ; 99 = 2 *´ 49 + 1 donc S1 = la somme de 50 termes consécutifs d’une suite arithmétique de premier terme 1 et de raison 2 = nombre de termes (1er terme + dernier terme)/2 = 50 (1 + 99)/2 = 2500 La TI-92 affiche ce résultat en tapant : F3 sum(2 * k + 1 , k , 0 , 49) 2 = 2 * 1 ; 4 = 2 * 2 ; 6 = 2 *3 ; 8 = 2 *4 ; … ; 100 = 2 * 50 donc S2 = la somme de 50 termes consécutifs d’une suite arithmétique de premier terme 2 et de raison 2 = nombre de termes (1er terme + dernier terme)/2 = 50 (2 + 100) /2 = 2550 La TI-92 affiche ce résultat en tapant : F3 sum(2 * k, k , 1 , 50) u1 = 2 ; u2 = 6 = 2 ´ 3 ; u3 = 18 = 6 ´ 3 ; … ; un = 118 098 = 39 366 ´ 3 On est en présence d’une somme de n termes consécutifs d’une suite géométrique de premier terme 2 et de raison 3 . Or un = q n-1 u1 donc 3 n-1 = 59 049 donc ln(3 n-1) = ln(59 049) donc ( n – 1) ln(3) = ln(59049) donc (n-1) = ln(59049)/ln(3) = 10 donc n = 11 donc S3 = la somme de 11 termes consécutifs d’une suite géométrique de premier terme 2 et de raison 3 = premier terme (1 - raison nombre de termes )/ ( 1 - raison) = 2 ( 1 – 311 )/(1 - 3)= 177 146 u1 = 2 ; u2 = 2 ´ 1/3 ; u3 = 2/3 ´ 1/3; … ; un = 2 / 59049 On est en présence d’une somme de 11 termes consécutifs d’une suite géométrique de premier terme 2 et de raison 1/3. donc S4 = premier terme (1 - raison nombre de termes )/ ( 1 - raison) = 2 ( 1 - ( 1/3)11 /(1 - 1/3) Exercice 4 – Intérêts simples et Intérêts composés A - Estéphane place un capital u0 le 1er janvier 2002 au taux de t %, les intérêts étant simples. un désigne le capital acquis après n années de placement. 1°) un+1 = un + t ´ u0 donc (un ) est une suite arithmétique de premier terme u0 et de raison r = t ´ u0 2°) un ³ 2 u0 Û u0 + n (t ´ u0) ³ 2 u0 Û 1 + n t ³ 2 3°) En posant t = 7 et en programmant une boucle d’arrêt sur la calculatrice, déterminer le nombre d’années nécessaires pour qu’un capital placé au taux de 7 % à intérêts composés soit doublé. Justifier ce résultat par les calculs. TI 89 : Intsimple() Prgm Local t, a,n ClrIo Input ‘’taux = ‘’,t Input ‘’premier terme = ‘’, a 0 -> v a -> u 0 -> n while v – 2*u < 0 u + t * a -> v n + 1 -> n endwhile Disp ‘’nombre années = ‘’,n Endprgm Casio : un ³ 2 u0 Û u0 + n (0,07 ´ u0) ³ 2 u0 Û 1 + 0,07 n ³ 2 Û 0,07 n ³ 1 Û n ³ 1 /0,07 Or 1 / 0,07 » 14,28 donc n = 15 ans B - 1°) Exprimer vn+1 = vn + t ´ vn = ( 1 + t) vn donc la suite (vn ) est une suite géométrique de premier terme v0 et de raison q = (1 + t) 2°) vn ³ 2 v0 Û ( 1 + t)n v0 ³ 2 v0 Û ( 1 + t)n ³ 2 Û ln(( 1 + t)n) ³ ln(2) Û n ln(1 +t)³ ln(2) Û n ³ 3°) En posant t = 7 et en programmant une boucle d’arrêt sur la calculatrice, déterminer le nombre d’années nécessaires pour qu’un capital placé au taux de 7 % à intérêts composés soit doublé. vn ³ 2 v0 Û n ³ Or » 10,24 donc n = 11 ans C – On démontre par récurrence que pour tout entier naturel n, (1 + t)n ³ 1 + nt . Le placement à intérêts composés est plus intéressant que celui qui est à intérêts simples. Exercice 6 – Suite arithmético-géométrique Soit la suite u définie par u0 = 2 et un+1 = 3 un – 2 pour tout entier naturel n 1°) La suite est-elle arithmétique ? géométrique ? 2°) Soit (vn) la suite définie sur N par vn = un – 1. Démontrer que (vn) est géométrique. 3°) Exprimer vn puis un en fonction de n. Exercice 7 – La légende du jeu d’échecs par OZANAM (1692) Un auteur arabe, Al-Sephadi, raconte que le mathématicien Sesa ayant inventé le jeu d’échecs, fut présenté au roi de Perse (actuel Iran). Pour le récompenser, celui-ci promit de lui raconter ce qu’il désirerait. Sesa , très modeste, demanda au roi de faire déposer 1 grain de blé pour la 1ère case du jeu, 2 pour la 2de, 4 pour la 3ème, 8 pour la ‘ème et ainsi de suite jusqu’à la dernière case(le jeu d’échecs en renferme 64). Le prince s’indigna d’une demande qu’il jugeait indigne de sa libéralité et fut bien étonné lorsqu’il apprit qu’il lui serait impossible de la satisfaire. En effet : 1°) Combien de grains de blé devrait-on mettre sur la dernière case ? 2°) Combien de grains de blé en tout le roi s’est-il engagé à donner ? 2°) Sesa voulut alors s’en aller avec tout le blé. Un grain de blé pesant en moyenne 0,05 g et qu’un bateau de l’époque transportant 10 000 tonnes ,quelle armada de bateaux fallait-il pour transporter ce blé ? Exercice 8 – Zénon d’Elée et Diogène le Cynique Zénon d’Elée est un philosophe grec du 5ème siècle avant Jésus Christ qui prétendait démontrer l’impossibilité du mouvement en utilisant quelques paradoxes célèbres .Etudions le paradoxe de la flèche. Voici l’argumentation : " Une flèche lancée d’un point A ne peut pas atteindre la cible en B. En effet, il lui faudra auparavant parcourir la moitié de la distance AB puis la moitié de la distance restante ce qui l’amènera aux du trajet. Mais avant d’effectuer le dernier quart, la flèche doit parcourir la moitié de ce dernier quart, etc .. Et ainsi de suite : une infinité de moitiés successives à parcourir " Que répondre à une telle argumentation ? Supposons , pour fixer les idées que AB = 10 m et que la vitesse de la flèche est de 10 m/s. 1°) Quel est le temps mis par la flèche ? 2°) A chaque étape du raisonnement de Zénon , la flèche doit parcourir la moitié de la distance restante. Notons rn la distance restante à l’instant n.
3°) Déterminer la limite de dn et la limite de tn quand n tend vers + µ . Interpréter alors l’expression " une infinité de moitiés successives à parcourir " Les paradoxes de Zénon soulèvent des problèmes philosophiques profonds en ce qui concerne la notion d’espace-temps et on ne peut pas y répondre aussi légèrement que Diogène le cynique qui lui se leva de son tonneau et marcha de A vers B. En fait, le problème philosophique soulevé est celui-ci : " le temps est-il sécable ? " Un autre paradoxe est celui d’Achille et la tortue : Achille aux pieds ailés donne 100 m d’avance à une tortue et court 10 fois plus vite qu’elle. Mais il n’arrive jamais à la rattraper ayant toujours un écart à rattraper. Exercice 9 (suites et complexes, limites et points limites) On définit la suite de nombres complexes (zn) définie de la façon suivante : z0 = 1 et pour tout entier naturel n, zn+1 = (1/3) zn + (2/3)i 1°) Pour tout entier naturel n , on pose un=zn - i a) Calculer un+1 en fonction de un pour tout entier naturel n un+1 = zn+1 - i = (1/3) zn + (2/3)i - i =(1/3) (zn - i) = (1/3) un donc (un) est une suite géométrique de nombres complexes de premier terme u0= z0 - i = 1 - i b) Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, l'on a : un=(1 - i) (1/3)n Soit la propriété P(n) :"un=(1 - i) (1/3)n" étape 1 : a -t-on P(0) vraie ? c'est-à-dire a-t-on u0=(1 - i) (1/3)0 ? c'est-à-dire a-t-on u0=1 ? oui étape 2 : démontrons l'implication logique pour tout entier naturel k , P(k) entraîne P(k+1) c'est-à-dire uk=(1 - i) (1/3)k entraîne uk+1=(1 - i) (1/3)k+1 Supposons uk=(1 - i) (1/3)k donc uk+1= (1/3)uk = (1/3)(1 - i) (1/3)k= (1 - i) (1/3)k+1 étape 3 : d'après les étapes 1 et 2, on peut conclure que pour tout n , la propriété P(n) est vraie pour tout entier naturel n. 2°) a) Exprimer, en fonction de n, la partie réelle xn et la partie imaginaire yn de un un=(1 - i) (1/3)n donc un=(1/3)n-(1/3)n i donc xn =(1/3)n et yn = -(1/3)n Calculer les limites des suites ( xn) et ( yn) Comme la limite en plus l'infini de (1/3)n vaut 0 car -1 < 1/3 < 1 alors la limite de la suite (xn)vaut 0 et la limite de la suite (y n) vaut 0. b) On note ( An ) le point du plan complexe d'affixe un et Bn le point du plan complexe d'affixe zn Calculer le module et un argument de un module de un = module((1 - i) (1/3)n ) = module(1 - i) module ((1/3)n ) = ((1/3)n * racine carrée (2) car module (1 - i) = racine carrée de 12 + (-1)2 et module (1/3)n est (1/3)n car (1/3)n est un réel positif. argument de un = argument((1 - i) (1/3)n ) = argument(1 - i) + argument((1/3)n ) = -pi/4 +0 car argument (1 - i) = - pi/4 et argument (1/3)n est 0 + 2 k pi car (1/3)n est un réel positif. Démontrer que les points An sont alignés puis en déduire que les points Bn sont alignés. Illustrer ces résultats. Comme argument de un = -pi/4 alors les points An d'affixe un sont sur la demi-droite DD d'origine 0(0;0) et d'angle polaire -pi/4 Comme zn = un + i alors les points Bn d'affixe zn sont les images des points An par la translation de vecteur d'affixe i donc les points Bn sont sur l'image de la demi-droite DD par cette translation c'est-à-dire la demi-droite d'origine B(0;1) et d'angle polaire -pi/4.
On peut remarquer que le point O est le point limite des points An et que le point B est le point limite des points Bn quand n tend vers plus l'infini d'après la question 2°) a) Exercice 10 (suite d'intégrales) Soit la suite (In) définie sur N par In = l'intégrale de 1 à e de (ln(x))n dx 1°) Calculer I0 puis I1 2°) En intégrant par parties, déterminer la relation existant entre In et In-1 pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1. 3°) En déduire alors la valeur de I4 Corrigé Partiel: 1°) I0 = l'intégrale de 1 à e de (ln(x)0 dx = l'intégrale de 1à e de 1 dx = [x] de 1 à e = e - 1 En utilisant une intégration par parties on peut alors calculer, I1 = l'intégrale de 1 à e de ln(x) dx = [x ln(x) - x ] de 1 à e = (e ln(e)-e) -(1 ln(1) -1) = e - e + 1 = 1 |