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Exercice 1
Soit (un)
une suite définie sur N par la connaissance de u0 et la relation
de récurrence suivante :
un+1 = (a un + b) /(c un + d ) avec c
différent de 0 et ad - bc différent de 0
1°) La suite (un) est-elle définie pour tout n entier
naturel ?
oui à la seule condition que
le dénominateur de un+1 ne s'annule pas , c'est-à-dire
que un soit tel que pour tout n l'on n'ait jamais un=
- d/c
2°) On note (E) l'équation d'inconnue
réelle x suivante: x = (a x + b)/( c x + d)
Montrer que si (E) n'a pas de racine réelle alors la suite (un)
n'a pas de limite.
Nous devons donc démontrer
que p implique q est vraie avec p :"(E) n'a pas de racine réelle
" et q : "la suite (un) n'a pas de limite "
Pour cela, nous allons démontrer la contraposée de p implique
q qui est non(q) implique non (p).
Pour cela supposons que non(q) est vraie c'est-à-dire que (un)
a une limite L . donc quand n tend vers plus l'infini, un tend
vers L mais un+1 aussi.
Or un+1 = f(un) avec f(x) = (a x + b)/ (c x + d)
. f étant continue en L car L
-d/c .
De plus , la limite d'une suite lorsqu'elle existe est unique donc L =
( a L + b) / (C L+ d) donc (E) a au moins une solution L.
3°) On suppose dans cette question que l'équation
(E) admet deux racines distinctes a et b.
On pose vn = (un - a)/(
un - b)
a) Montrer que (vn) est une suite géométrique
dont on déterminera la raison q.
On vérifiera en particulier que q est bien non nulle.
vn+1
= (un+1 - a)/(
un+1 - b) = ((a un +
b)/( cun + d) - a)/( (a un
+ b)/( cun + d) - b)
= ((a un
+ b - a( cun + d))/( cun
+ d))/( (a un + b - b( cun
+ d))/( cun + d)
= ((a un
+ b - a( cun + d))/( (a un
+ b - b( cun + d))
= (un ( a - a c) + b - a
d)/( un ( a - b c) + b -
b
d)
Or a
est solution de (E) donc a = ( a a
+ b) / ( c a
+ d) donc c a
2 + d a
= a a
+ b donc a
( ac - a) = b - d a
De même , comme b
est aussi solution de (E) l'on a par analogie b
( b
c - a) = b - d b
donc
vn+1
= (un
( a - a c) + a
( ac - a))/(
un ( a - b c) + b
( b
c - a))
= (( a - a
c)/ ( a
- b c)) (un
- a)/(
un - b)
donc vn+1
= q vn .
q existe car b
c - a
ne s'annule pas. en effet, si b
c - a s'annulait, on
aurait b
= a / c . Mais comme
b = ( a b
+ b) / ( cb
+ d) on aurait a / c
= (a a /c + b)/(ca /c + d)
donc on aurait a/c
= (a 2 + bc)/(a
c + dc)
donc a 2
c + adc = a2
c + b c2
donc a dc = b c2
donc c(ad - bc) = 0 impossible car c 0
et ad - bc 0
q ne s'annule pas non plus car si q s'annulait on aurait ac
- a = 0, on aurait a
= a / c . Mais comme
a = ( a a
+ b) / ( ca
+ d) on aurait a / c
= (a a /c + b)/(ca /c + d)
donc on aurait a/c
= (a 2 + bc)/(a
c + dc)
donc a 2
c + adc = a2
c + b c2
donc a dc = b c2
donc c(ad - bc) = 0 impossible car c 0
et ad - bc 0
En conclusion (vn)
est une suite géométrique de raison q = (
a - a c)/
(a - b
c)
b) En déduire la limite éventuelle
de la suite (un) en fonction de q.
Comme vn
= (un - a)/(
un - a)
alors vn
un - vn
b
= un -a
donc
un (vn
- 1 )
= bvn
-a
donc un
=( bvn
-a)
/(vn
- 1 ) = vn(
b
-a
/ vn)
/vn(1
- 1/vn
)
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Si q <=
- 1
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(vn)
est alternée donc n'a pas de limite
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donc
(un) n'a pas de limite
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Si - 1 <
q < 1
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(vn)
converge vers 0
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donc (un) tend vers a
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Si q = 1
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alors
a
= b
impossible
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Si q >
1
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(vn)
tend vers + l'infini
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(un)
tend vers b
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4°) On suppose dans cette question que l'équation
(E) admet une racine double a.
a) On suppose qu'il existe un entier m tel que um = a
. Démontrer qu'alors pour tout entier
n supérieur à m l'on a un = a
Démontrons
cette propriété par récurrence.
Elle est vraie en
m.
S'il existe un entier
k supérieur à m tel que uk = a
alors uk+1 = a uk + b / cuk + d =a
a
+ b / ca
+ d = a
En
conclusion pour
tout entier n supérieur à m l'on a un = a
b) On suppose
que pour tout entier naturel n l'on a un différent de
a . On pose alors vn = 1/( un - a)
Démontrer que (vn) est une suite arithmétique.
En déduire la limite éventuelle de la suite (un)
Comme un
différent de a, vn
= 1/(un - a)
existe donc un - a
= 1/vn donc un
= a
+1/vn
vn+1
= 1/(un+1 - a)
= 1/((a un
+ b)/( cun + d)- a)
= (cun
+ d)/(a
un + b - acun
- a
d) =
(cun
+ d)/((a
-ca)(un
- a
) =
(c(a
+1/vn) + d)/((a
-ca
) ( a
+1/vn -a))
= ((c(1
+ avn)
+ dvn)/vn)/((a
-ca
)(1/vn))
= ((c + (ca
+ d)vn)/(a
-ca
) = c/(a -ca
) + ((ca
+ d)/(a
-ca
))vn
Or a est la solution
double de (E) : x = a x + b / cx + d qui est équivalente à
x (c x + d) = ax = b c'est-à-dire à cx2 + x (d
- a) - db = 0
donc a = - ( d
- a) / 2 c = ( a - d) / 2c
donc (ca
+ d)/(a -ca
) = (c((
a - d) / 2c) + d)/(a
-c((a
- d) / 2c) )
= (ac - cd + 2cd)/( 2 ac - ca + cd)
= ( ac + cd)/ (ac + cd) = 1
donc vn+1
= vn + c/(a
-ca
) donc (vn) est une suite arithmétique
de raison r = c/(a
-ca
)
La raison s'écrit aussi r =c/( a - c( (a -d)/2c)
= 2 c / (2 a - a + d) = 2c / ( a + d)
comme r est non nulle
alors (vn)
tend vers l'infini (avec le signe de r) . Or un
= a
+1/vn donc
(un tend vers
a
5°) Etudier alors les suites suivantes :
exemple 1 : u0 =0 et un+1 = (2 un + 1)/(
1 un + 2)
On suppose que pour tout n
,l'on a un
-2.
On peut prouver par récurrence que pour tout n, l'on a un
> 0
Soit l'équation (E) : x = (2 x + 1) / ( x+ 2) Elle est équivalente
à x2
+ 2 x = 2 x + 1 c'est-à-dire x2
= 1 qui a pour solutions a
= -1 et b
= 1. alors la suite (vn)
définie par vn
= (un + 1 )/(un
- 1) est une suite géométrique
de raison q = (2 + 1)/(2 - 1) = 3 donc (vn
) tend vers + l'infini et (un)
tend vers b
= 1.
On peut le vérifier
à l'aide d'une calculatrice.
exemple
2 : u0 =1 et un+1= -1/( un - 2)
On
suppose que pour tout n ,l'on a un
2.
Soit l'équation (E) : x = - 1 / ( x - 2) Elle est équivalente
à x2
-2 x = - 1 c'est-à-dire x2
- 2 x +1 = 0 qui a pour solution double a
= 1 . alors la suite (vn)
définie par vn
= 1/(un
- 1) est une suite arithmétique
de raison r = -1 donc (vn
) tend vers -l'infini et (un)
tend vers a
= 1.
En fait, on peut démontrer
par récurrence que pour tout n, l'on a un
= 1.
On peut le vérifier à
l'aide d'une calculatrice.
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