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L'INDUCTION
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Dernière
modification le
jeudi 27 février, 2003
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Deux formes de raisonnements prédominent: - La forme investigative ou interrogative
qu'emploie l'homme qui ne sait pas et qui veut s'instruire. Les philosophes paraissent avoir distinguer ces deux formes sous les noms de raisonnement inductif et raisonnement déductif. On définit l'induction comme un procédé de l'esprit qui va du particulier au général tandis que la déduction serait le procédé inverse qui va du général au particulier. Maintenant, s'agit-il de parler du principe d'induction chez l'enfant ou chez l'adulte ? Dans l'un ou l'autre cas, les objectifs poursuivis ne sont pas les mêmes. Chez l'enfant, il pourrait s'agir d'un programme de développement des capacités cognitives, par exemple des capacités d'imagination et de modélisation (" de situations ") sans aller plus loin et sans forcément vouloir donner du sens à tout pris. Alors le raisonnement inductif serait largement suffisant. Pour ce qui concerne le jeune ado, et plus tard l'adulte (dans une plus large mesure), l'aspect inductif, toujours nécessaire à l'appréhension du " modèle " et devenu dès lors instinctif ( s'il ne l'était pas avant !) ne serait plus suffisant pour sa formation puisque cette fois l'objectif visé serait : donner du sens, travailler la notion de certitude au moyen de raisonnements logiques pour finalement aboutir à la notion de vérité Si pour la majorité, les sciences
expérimentales sont les sciences par excellence de l'observation
( " des faits "), il est alors clair pour tous que le raisonnement
par induction est prépondérant. Est-il le seul raisonnement
utilisé ? La réponse est clairement non . Et la raison réside
encore une fois dans l'idée de certitude que l'on veut avoir au
final. Si pour la majorité, les sciences mathématiques sont les sciences dites " exactes " par excellence, il est alors clair pour tous que le raisonnement par déduction est prépondérant. Est-il le seul raisonnement utilisé ? La réponse est clairement non. Le raisonnement par induction entre lui aussi en jeu pour créer " l'idée " par exemple Les Sciences expérimentales et par exemple la biologie utilisent un raisonnement à trois temps : 1) La phase inductive qui dégage
des faits observés un principe général qui, le plus
souvent, n'est qu'une hypothèse. C'est donc dans un mouvement de l'esprit qui part du particulier puis y retourne, que l'on dégage une loi, qui conservera ce statut tant qu'une expérience ne l'aura pas contredite... La certitude est ici très relative. Et pourtant la notion de vérité émerge aussi
1) La phase inductive qui dégage
des " faits " un principe général qui, le plus
souvent, n'est qu'une hypothèse.( Phase dont on fait en général
peu de cas mais qui est très bien décomposée en pédagogie
mathématique). On voit que la vérification expérimentale est inutile comme on peut s'en rendre compte facilement car le principe du mathématicien est " absolu " (d'une certaine manière ) et la logique suffit à obtenir une vérité par la phase 2).
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